[Infographie] Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es…

Plus d’un français sur deux achète bio au moins une fois par mois. Portrait du bioaddict moderne.

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*Parmi les consommateurs de bio, 79% achètent des fruits et légumes. Sources : « Baromètre de consommation et de perception des produits biologiques en France », Agence bio 2015. Et « Les Français et le bio », sondage 2014 BVA pour ma-reduc.com

Avec la mondialisation, la méfiance envers l’origine des produits alimentaires s’est accentuée, explique Jean-Pierre Corbeau, sociologue spécialiste des questions alimentaires. Le bio est une façon de se rassurer.» Selon le baromètre 2015 de l’Agence bio, 62% des Français achètent des produits issus de l’agriculture biologique au moins une fois par mois. Ils n’étaient que 49% à le faire l’année précédente. Près de 23% des sondés consomment même bio au moins une fois par semaine et 10% tous les jours.

«Depuis cinq ans, je vais dans un magasin bio chaque semaine. Je viens d’abord pour le goût et la qualité », témoigne Karine, une mère de famille de 41 ans qui sort tout juste du magasin Biocoop de Tours. Ce qui motive les achats bios ? La santé (c’est l’argument évoqué par 62% des acheteurs de bio), qui devance la préservation de l’environnement et enfin la qualité de l’offre.

D’après l’Agence bio, les femmes se tournent davantage vers ces produits que les hommes. « Elles sont plus sensibles au rapport qu’elles entretiennent avec leur corps, et sont davantage dans la croyance que l’on devient ce que l’on mange. Plus le pouvoir d’achat augmente, plus elles sont attirées par le bio », décrypte Jean-Pierre Corbeau, auteur de « Penser l’alimentation » (éd. Privat). Même si les catégories socioprofessionnelles supérieures sont davantage consommatrices de ces pro- duits (71% des CSP + consomment bio au moins une fois par mois), un peu plus de la moitié des inactifs se tournent vers le bio au moins une fois par mois. Pour ce qui est de l’âge, les jeunes actifs (25-34 ans) sont les plus concernés. Près de 13% d’entre eux mangent bio au quotidien, contre 9% pour les 50-64 ans.

Le frein : des prix trop élevés

Très majoritairement urbains, les consommateurs vivent, pour la plupart, dans une grande ville. « Ils ont un imaginaire de la petite ferme bio qui n’est pas toujours en adéquation avec la réalité, constate le sociologue. Parfois, un simple logo fait du bon marketing.» Après l’alimentaire, le marché des produits d’entretien ménagers se développe, suivi par celui des cosmétiques et du jardinage. « J’achète uniquement des crèmes bios car c’est meilleur pour la peau», confirme Maryse, une cliente de 50ans. Le principal frein à l’achat bio : son prix « trop élevé » pour 56 % des sondés. Un avis partagé par les sondés quels que soient leurs revenus. «On tente de démocratiser la pratique mais comme pour l’énergie renouvelable, la transition est encore lente », affirme Jean-Pierre Corbeau.

 

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